| Alopécie circonscrite - Perte de cheveux en plaques L'alopécie circonscrite (AC) ou pelade, qui touche 1 % de la population, est considérée comme une maladie auto-immune. La pelade provoque habituellement une plaque ovale ou plusieurs plaques confluentes d'alopécie non cicatricielle et asymptomatique. Dans 20 % des cas, l'affection peut évoluer vers une pelade décalvante atteignant tout le cuir chevelu, et dans 1 % des cas, vers une pelade décalvante complète, touchant l'ensemble des poils du corps, y compris les cils et les sourcils. Cette affection cesse souvent spontanément après moins d'un an. Toutefois, les rechutes sont fréquentes. Plus la maladie est grave, moins elle a tendance à cesser spontanément, en particulier chez les enfants ou chez les sujets atopiques. Il est fréquent que les ongles présentent également des changements dystrophiques tels que des érosions ponctuées, des stries transversales et l'amincissement de la couche cornée du limbe unguéal.
Le traitement dépend de l'étendue de la maladie et de l'âge du patient. Dans les alopécies en petites plaques, l'injection intralésionnelle d'un corticostéroïde est le traitement de prédilection. L'acétonide de triamcinolone (Kenalog®) en suspension, à une concentration de 5 mg par mL, est injecté directement dans les plaques à l'aide d'une aiguille de calibre 30, par petites injections de 0,1 mL chacune, réparties sur l'ensemble des régions affectées. La quantité totale d'acétonide de triamcinolone injecté ne doit pas dépasser 10 mg par visite. Les injections sont répétées toutes les quatre à six semaines. On peut aussi recourir à un traitement topique par le minoxidil, l'anthraline et les stéroïdes. Si la maladie est plus étendue, l'utilisation d'un allergène de contact (diphencyprone) est à privilégier, certaines études faisant état d'un taux de succès de 40 % avec ce traitement. Le diphencyprone est facile à trouver au Canada et en Europe, mais difficile à obtenir aux États-Unis. Mentionnons encore comme autres options thérapeutiques, la PUVA thérapie, soit la prise d'un psoralène suivie d'une exposition à des rayons ultraviolets A, et l'utilisation d'une corticothérapie générale. Le recours aux corticostéroïdes généraux est toutefois controversé, étant donné que ces médicaments ont un lourd profil d'effets secondaires et que les patients peuvent devoir prendre le médicament pendant une longue période. L'interruption de la corticothérapie entraîne habituellement un nouvel épisode de chute des cheveux.
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